Débuter sa retraite à 40 ans, est-ce possible?

La réalité en 2020

En réalité, avec un peu de planification, il n’est pas rare de voir des personnes prendre leur retraite à 60, 55, 50 et même 45 ans. Le tout sans même être propriétaire d’une grande entreprise ou un salaire démesuré. De plus en plus, les Québécois préfèrent diminuer leur charge de travail plus tôt afin de profiter de leur santé. 

La magie des intérêts composés

L’index S&P 500 a un taux de retour historique avoisinant 10% annuellement. Cela signifie qu’en investissant 1$, on peut s’attendre à obtenir 10.83$ dans 25 ans. 

Petit train va loin.

Il est beaucoup plus facile d’économiser 30$ par semaine que 1560$ par année. Ce sont les petites choses qui font la différence. Manger au restaurant une fois de moins par semaine, acheter une voiture usagée plutôt que neuve, tous ces petits gestes permettent d’économiser chaque semaine. En économisant 30$ par semaine pendant 25 ans au taux du S&P500, on obtient 161 118$. 

Penser avant de placer

Le REER est un outil intéressant pour préparer sa retraite. La cotisation placée en REER n’est pas un revenu imposable. C’est-à-dire que si vous gagnez 100$ et cotisez 10$, vous ne serez imposé que sur 90$. Donc, si votre palier d’imposition est de 30%, une cotisation de 100$ diminue votre imposition de 30$. Cela signifie qu’un placement de 100$ ne vous coûte que 70$.

La retraite à 40 ans c’est possible

Samuel (nom fictif) a 18 ans et entre sur le marché du travail. Il a pour objectif de prendre sa retraite à 40 ans. Il a un salaire de 30 000$ (577$ brut par semaine équivalent à 15$/h) et cotise dans ses REER 70$ par semaine.  Le tout est indexé à une inflation de 2,5% annuellement (augmentation du coût de la vie et des salaires). Le coût réel de sa cotisation est de 49$ (après déduction d’impôt). En suivant le rendement du S&P500, Samuel aura à ces 40 ans 321 037$. En ne décaissant que le rendement, Samuel pourra réaliser son rêve de prendre sa retraite à 40 ans.

À quel âge est prévue votre retraite?